Produire au Sud : un futur atelier au Japon ?

Terutarô Osanaï, consultant en films japonais pour le Festival des 3 Continents (F3C) a passé beaucoup de temps dans les ateliers de Produire au Sud cette semaine. La raison : une exportation du concept au Japon est en préparation.

Un « workshop » au pays du soleil levant verra le jour au plus tard en 2016 selon Guillaume Mainguet. Produire au Sud s’exporte tous les ans dans différents pays. L’année prochaine trois villes sont prévues : Sdérot en Israël, Bangkok en Thaïlande et Caracas au Venezuela. Terutarô Osanaï, consultant en film japonais pour le F3C souhaite lui aussi importer le concept dans son pays natal. L’idée lui est venue naturellement, « Je fais ce travail de lien entre le Japon et la France depuis longtemps, notamment via l’association Gateway for Directors Japan qui sélectionne des projets de jeunes cinéastes japonais, dont cinq ont été présentés à Cannes. ».

Le Japon est un pays reconnu pour son cinéma, l’idée d’y installer un atelier de formation à la coproduction internationale est donc étonnante. « Pas vraiment, il est en fait très difficile pour les cinéastes indépendants de trouver des fonds, beaucoup sont obligés de s’auto-produire » répond Terutarô Osanaï.

« Cet atelier servira donc à trouver ces financements, mais aussi à confronter ce cinéma avec une vision extérieure qui fait souvent défaut, apprendre des fonctionnements européens. ».

Il explique qu’il s’était rendu compte qu’il n’y avait pas de projets japonais dans les ateliers de Nantes, exporter Produire au Sud là-bas permettra donc de créer un nouveau lien, et « ouvrir la démarche à l’Asie de l’est ».

 

Armel Baudet
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